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segunda-feira, 9 de dezembro de 2019

Curiosa. Essais de Litterature Ancienne. Alcide Bonneau. «La première édition, parue, comme nous l’avons dit plus haut, vers 1658, ne contenait que six Dialogues: Velitatio, Tribadicon, Fabrica, Duellum, Libidines, Veneres; telle se présenta tout d’abord l’oeuvre originale…»

Cortesia de wikipedia e jdact

Les Dialogues de Luisa Sigea
«(…) Si l’on pèse, en effet, avec quelque attention les raisons alléguées jusqu’ici pour faire de Chorier l’auteur incontestable de l’Aloysia, on s’aperçoit que tout ce dont il est atteint et convaincu, c’est d’avoir corrigé les épreuves des Dialogues, veillé à leur exécution typographique, reçu gratuitement un certain nombre d’exemplaires: les choses se seraient passées de même s’il n’eût été que l’éditeur de l’oeuvre d’un autre; et, quant aux deux pièces de vers qui sont de lui, elles auraient pu être insérées sans son aveu. En même temps qu’ils ne trouvent contre Chorier que des présomptions si faibles, tous semblent s’être donné le mot pour prétendre que, dans ses autres ouvrages, l’avocat Dauphinois est entièrement dépourvu d’imagination et de style, que son Latin est lourd et pédantesque, sans aucune grâce. Personne ne soupçonnait Chorier d’écrire si bien en Latin, dit l’abbé d’Artigny. Les continuateurs de Moréri ont été plus loin encore, en raillant Guy Allard, qui trouvait aux vers de Chorier de la saveur et de la pureté: cela fait bien peu d’honneur à son goût, disaient-ils. Charles Nodier s’est sans doute appuyé là-dessus pour émettre fort légèrement l’assertion suivante: je suis loin de défendre les moeurs de Chorier, qui lui ont probablement attiré cette méchante imputation (d’avoir composé l’Aloysia), mais je connais son style Français et Latin, qui met son innocence à l’abri de tout soupçon de ce genre. Chorier ne manquait pas d’instruction, mais ce serait se moquer que de chercher dans ses écrits de la verve et de l’éloquence, et ce sont les caractères distinctifs de la Latinité néologique et maniérée du faux Meursius. Qui ne serait trompé, à une affirmation aussi nette? Une chose est cependant certaine pour nous, c’est que Nodier n’avait pas lu deux pages du Latin de Chorier; il s’est imaginé en avoir lu. Sans se livrer à de profondes études comparatives, on reconnaît à première vue dans les écrits Latins de Chorier, y compris l’Aloysia, les mêmes procédés de style, les mêmes tournures, les mêmes périodes Cicéroniennes, le même choix de mots. Si l’Aloysia se trouve avoir plus d’attraits que la Vie de Boissat, les Carmina ou les Mémoires, cela tient uniquement au sujet; l’écrivain, avec ses qualités et ses défauts, reste parfaitement identique à lui-même.
La première édition, parue, comme nous l’avons dit plus haut, vers 1658, ne contenait que six Dialogues: Velitatio, Tribadicon, Fabrica, Duellum, Libidines, Veneres; telle se présenta tout d’abord l’oeuvre originale, telle nous la reproduisons, au moins provisoirement. Ce n’est pas que nous contestions l’authenticité du Septième, intitulé Fescennini, que Chorier crut devoir ajouter à l’édition de 1678. Ce supplément, sans faire corps avec l’ouvrage et restant en dehors du plan primitif, est bien de la même main, et l’on penetre sans difficulté le motif qui en a dicté la composition: il fut imagine pour que l’on pût attribuer l’ouvrage avec une ombre de vraisemblance à Luisa Sigea, attribution à laquelle Chorier n’avait pas songé d’abord, et dont l’idée ne lui vint qu’après coup. La scène des six premiers Dialogues se place en Italie; les interlocuteurs sont tous des Italiens, des Italiennes; parmi les quelques comparses qui apparaissent çà et là se rencontrent un Français et un Allemand: d’Espagne et d’Espagnols, pas un mot. Il était bien peu naturel à Luisa Sigea de ne jamais parler ni de son pays, ni de ses amis et connaissances, dans une pareille étude de moeurs, où ce que l’on a sous les yeux est ce que l’on peint avec plus de précision. Le Septième Dialogue eut pour but de réparer cette inadvertance; quoique les interlocutrices, Tullia et Ottavia, restent les mêmes, la scène se trouve transportée en Espagne, sans que rien n’explique ce changement à vue, et les maris des deux héroïnes sont métamorphosés en Espagnols pur sang; s’ils ont un voyage à faire, ce n’est plus à Rome ou à Naples, comme dans les premiers Dialogues, c’est à Tarragone». In Alcide Bonneau, Curiosa, Essais critiques de Litterature Ancienne Ignorée ou Mal Connue, Isidore Liseux, Editeur, Paris, 1887,Project Gutenberg.

Cortesia de ILEditeur/PGutenberg/JDACT

domingo, 1 de dezembro de 2019

Curiosa. Essais de Litterature Ancienne. Alcide Bonneau. «La satire Ménippée est perdue, mais la Sotadique est évidemment celle qu’il a publiée sous le nom de Luisa Sigea»

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Les Dialogues de Luisa Sigea (XXI)
«A supercherie littéraire dont Chorier s’était avisé, pour se mettre à couvert, en attribuant ces Dialogues à Luisa Sigea de Tolède, dont le manuscrit perdu aurait été traduit en Latin par le savant Hollandais Meursius, n’a pas eu un succès de bien longue durée. L’opinion, un moment égarée, n’a pas tardé à faire justice de l’assertion facétieuse qui prêtait à la vertueuse fille d’honneur de Dona Maria de Portugal une si vaste érudition en matière érotique. On fut un peu plus longtemps à revenir sur le compte de Meursius et, en plein XVIII siècle, quelques critiques étrangers attribuaient encore l’Aloysia au laborieux érudit Hollandais. On songea aussi à Isaac Vossius et à Jean Westrène, jurisconsulte de La Haye; mais en France le jour était fait depuis longtemps sur cette question, et de son vivant même Chorier put voir que le masque derrière lequel il s’abritait ne tarderait pas à être arraché. Un passage de ses Mémoires, écrits en Latin, restés longtemps inédits et que la Société de Statistique de l’Isère s’est enfin décidée à publier dans son Bulletin (tome IV, 1846), le montre aux prises à ce sujet d’une manière assez violente avec l’Intendant de justice du Dauphiné, sur la dénonciation d’Étienne Le Camus, évêque de Grenoble.
Je m’attirai la haine de Le Camus, dit-il. Vingt ans auparavant la Satire d’Aloysia Sigea, écrite en Latin, d’un style élégant et fleuri, avait vu le jour. Lorsque tout d’abord elle tomba entre les mains des hommes, comme nul n’ignorait que je fusse savant en Latin, je ne sais quels lettrés me soupçonnèrent perfidement et injurieusement d’être l’auteur de cette Satire. Aux yeux de Le Camus, qui veut du mal à tout le monde, sans aucun égard pour les mérites, un soupçon qui n’a pas la moindre importance tient d’ordinaire lieu de preuve complète. Il s’étonnait, disait-il, qu’un pareil livre eût pu être publié impunément; il me désignait tout haut, afin d’exciter contre moi la malveillance. Pour persuader à d’Herbigny cette imposture, aussi éloignée de la vérité que les ténèbres le sont de la lumière, il remuait ciel et terre. Je fus trouver d’Herbigny, non pour m’excuser, mais pour repousser l’accusation. Tandis que je lui parle avec la liberté d’un honnête homme et d’un innocent, il m’échappe de lui dire que ceux qui m’accusaient avec tant de fausseté en avaient menti impudemment; je ne croyais pas le choquer en m’exprimant de la sorte. Mais indigné de ce que je ne tiens pas compte de son rang, il s’emporte et ne se contente pas de vociférer, il se met en rage contre moi avec d’autant plus de fureur que je m’efforçais plus soigneusement d’expliquer le mot. Que faire? Je me retirai de sa présence. Georges Matelon, de Vienne, supérieur des Capucins de Grenoble, me rapporta du caractère de ces deux personnages beaucoup de traits qui adoucirent mon chagrin. Je me consolai par le témoignage de ma conscience; ne me sentant coupable d’aucune faute, je n’avais à pâlir d’aucune.
La conscience de Chorier était beaucoup moins nette qu’il ne se plaît à le dire, et si l’évêque ne put fournir contre lui, à cette époque, des preuves absolument convaincantes, Chorier nous en a laissé assez, dans ses Mémoires, dans la Préface d’une édition nouvelle de l’Aloysia (1678 ou 1679), dans son recueil de Poésies Latines publié à Grenoble en 1680, pour que nous soyons tout à fait édifiés. Les Mémoires, à côté de la dénégation intéressée qu’on vient de lire, contiennent cet aveu précieux, que Chorier, dans sa jeunesse, avait composé deux satires, l’une Ménippée, l’autre Sotadique. La satire Ménippée est perdue, mais la Sotadique est évidemment celle qu’il a publiée sous le nom de Luisa Sigea. Tout en niant comme un beau diable en être l’auteur, il n’était pas fâché de laisser à la postérité des indices auxquels elle pourrait reconnaître la véritable paternité de l’oeuvre. Il en a encore fourni d’autres, avec une imprudence dans laquelle on peut très bien voir un calcul. L’édition de 1678 (ou 1679) renferme, outre un septième Dialogue resté vingt ans inédit, deux pièces de vers, De laudibus Aloysiæ et Tuberonis Genethliacon, que Chorier a reconnues siennes en les insérant dans son recueil de Poésies de 1680. Cet indice a été relevé comme suffisamment probant par l’abbé d’Artigny, La Monnoye, Lancelot, etc.; il l’est bien davantage si l’on rapproche le Tuberonis Genethliacon de certain passage de la Préface où les mêmes invectives sont reproduites contre le personnage voilé sous le pseudonyme de Tubero, qui paraît avoir été un ennemi personnel de Chorier. L’importance de cette Préface (Summo viro Aloysia, ex Elysiis hortis) a échappé à tous les critiques; son examen aurait pourtant donné plus de certitude à leurs conjectures». In Alcide Bonneau, Curiosa, Essais critiques de Litterature Ancienne Ignorée ou Mal Connue, Isidore Liseux, Editeur, Paris, 1887,Project Gutenberg.

Cortesia de ILEditeur/PGutenberg/JDACT

sábado, 29 de março de 2014

Luiza Sigea de Toledo. Syntra. Versão do p. Fiadeiro. «E eu que de tudo costumava duvidar em atenção à Princesa, voltei depois segura do vaticínio. Creio que Mercúrio foi mandado do Olimpo sob a forma de uma Ninfa, para me predizer o futuro da minha Senhora»

Cortesia de wikipedia

«Junto às praias do ocidente, onde o sol, ao aproximar-se a noite, já demanda o oceano, e levado no seu carro ebúrneo, quase toca o imenso mar, com os seus cavalos cansados pela longa carreira, fica um lugar, onde um vale ameno, por entre rochedos que se elevam até aos céus, se recurva em graciosos outeiros, por entre os quais se sente o murmurar da água. Circunda o oceano a imensa mole, e três píncaros elevadíssimos guindam-se até aos astros, a ponto de, quando densas nuvens os não coroam, chegarmos a acreditar que o céu assenta sobre tais colunas.
Vivem os Faunos nestas solidões, as quais servem de abrigo às feras, vindo frequentemente os caçadores armar laços às mães e aos filhos. Na parte inferior, os carvalhos apinham-se no meio de densa folhagem, fornecendo a sombra amplas casas para Silvano e para os Satyros. Aqui se encontram em grande número, o choupo, a aveleira, a faia, a pereira, a cerejeira, a ameixieira, os castanheiros, e inúmeras outras árvores que dão alimento aos felizes mortais, tudo dádiva dos Deuses do céu. À direita, a flava Ceres espontaneamente ensinou os mortais a lavrar os campos, a semeá-los, e a formar as searas. Do lado esquerdo para a parte do norte, a cada passo oferece Pan amplas pastagens para os rebanhos. Às faldas da serra ostentam-se viçosos limoeiros, tão belos quanto os costuma produzir o jardim das Hespérides. Aqui se encontram as folhas do louro, outrora prémio dos vencedores, com as quais ainda hoje os poetas costumam cingir as suas frontes, e cresce abundantemente a murta, tão querida de Vénus; tudo, enfim, nos encanta e perfuma o ambiente com a sua fragrância e com os seus frutos.
Ressoam os bosques com os gorjeios do rouxinol, geme a rola, e a pomba, e fazem ali seus ninhos todas as aves que voam pelo espaço, no meio de um chilrear ensurdecedor. Nos prados florescem as odoríferas rosas, os lírios, as violetas, o fragrante tomilho, a hortelã, o alecrim, o narciso, o poejo bravo, a videira sagrada, e muitas outras flores, ervas e arbustos que a terra fertilíssima produz, nos vales, e nas selvas, com que a cada passo ornam as suas frontes as Dryades, os Faunos, as Ninfas, e os Deuses cornígeros. Corre a água cristalina com brando murmúrio pelo meio do vale sombrio, por entre enormes rochedos, e nos pequenos lagos que ela forma, costumam vir banhar-se as formosas Ninfas, no romper da aurora, ou mesmo ainda quando a noite tem o seu manto estendido pela serra. Sobranceiro a um destes lagos fica soberbo palácio, de onde a régia prole, na candura da inocência, desfruta o sublime panorama que lhe oferece a espessa mata.
Enquanto eu daqui espraiava os olhos por todo o horizonte, admirando tanto mimo, tantas delícias da natureza, Céfalo tinha deixado a Aurora, e ela ruborizada começou a iluminar as terras afugentando a noite. Então repentinamente, de um dos lagos, levanta-se uma Ninfa com um corpo e uma voz divina, olha, e assim se me dirige, espontaneamente com estas palavras amigas: Salve! donzela, que tão grata és aos Deuses. Em que pensas, ó Sigeia? Habitando nestas altas mansões, desejas conhecer os destinos da tua querida princesa? Então eu: Se os Deuses despachassem favoravelmente os meus desejos, levantaria até aos astros Senhora tão excelsa. Ó Ninfa, guarda deste recinto, que semelhas urna deusa com essa tua formosa madeixa, nesse teu rosto, nos olhos, no seio e mais que tudo no teu majestoso porte, tu que reúnes as águas no vítreo pego, e tens poder para revelar os destinos dos Países, diz-me para que reinos e para que tálamos está destinada a princesa real.
Enquanto assim falo, ela alegre solta dos róseos lábios as seguintes palavras: Ó Donzela, ouve a resposta ao que me perguntas e não duvides: O Pai Neptuno conduziu-me há pouco até aos remontados paços onde Júpiter costuma reunir os deuses. Lá os vi todos libando o néctar precioso e a ambrósia: terminado o banquete, os Deuses imploram para a princesa dons régios, que a façam avantajar-se em poder a quantas excede já em merecimentos. Achava-se presente a douta Minerva, Apolo inventor do canto, e também Calíope, todos estimadíssimos de Júpiter, e também estimados da princesa, cultora exímia das suas artes. Agradecidos portanto eles pedem dádivas extraordinárias. Júpiter com o sorriso com que ilumina os astros, responde assim á súplica unânime dos Deuses: Alegrai-vos, ó Deuses! Sabei que é minha vontade que fiquem inabaláveis os destinos da augusta e poderosa princesa. Não desespere, embora veja que outras princesas a vão precedendo no trono: a seu tempo os destinos dela assumirão o seu lugar. As grandes coisas só se alcançam por meio de grandes trabalhos: nem o régio Olimpo detém os Deuses inactivos; por toda a parte são vistos os esposos que outras hão-de tomar, porém aquele que os Fados lhe destinam a ela, só o sabem as mentes celestes. Depois, feliz, quando casar, terá o império do mundo; e um e ouro hemisfério pacificados, curvar-se-ão diante da sua Senhora. Vai pois, e conta-lhe com discrição o que te acabámos de vaticinar, para que ela passe os dias tranquilos. Nem fiques com cuidados, ou temas relatar-lhe os destinos: todos os teus desejos se irão gradualmente realizando. Todavia, diz-me ó Ninfa, encarecidamente to peço, o tempo do presságio.
Perguntas bem; é necessário conhecer também os tempos; porque o Pai omnipotente, levantada a mesa, os marcou nos deuses. Antes que o sol da primavera se volva por sobre um e outro pólo, muitas vezes de Câncer para Capricórnio, sucederão todas as coisas que profetizei. A ilustre princesa, então, irá súplice diante dos altares oferecer os seus votos, juntamente com o incenso. Assim falara, e a Deusa, de novo salta para as líquidas aguas e veloz na carreira, esconde-se no pego. E eu que de tudo costumava duvidar em atenção à Princesa, voltei depois segura do vaticínio. Creio que Mercúrio foi mandado do Olimpo sob a forma de uma Ninfa, para me predizer o futuro da minha Senhora. Agora, suplicante, levanto para os céus as minhas mãos por tão feliz acontecimento, porque, em verdade, não me falece a crença. E quando eu vir já tudo completamente realizado na Princesa, espero então obter um lugar entre os habitantes do céu». In P. Fiadeiro, D. Luiza Sigea de Toledo, Syntra, Wikipédia

Cortesia de Wikipedia/JDACT

sábado, 6 de outubro de 2012

Luísa Sigea. Diálogo de Duas Jovens sobre a Vida na Corte e a Vida Particular. Isabel de Magalhães: «Ouve, pois tu o queres; primeiro, explicarei a fundo de que modo deve comportar-se cada uma de vós, segundo a minha opinião, depois o que se deve procurar alcançar...»


jdact

Tradução de excertos, realizada por Maria do Rosário Laureano Santos, a partir do original em latim: “Colloquium duorum virginum de vita aulica et privata, de 1552”.
Não existe nenhuma versão portuguesa, apenas uma tradução francesa publicada em edição bilingue: “Louise Sigéé. Dialogue de deux jeunes filles sur la vie de cour et la vie privée”. Introdução, trad. e notas por Odette Sauvage. Paris, PUF, 1970.

[...]
Segundo dia, isto é, segunda parte do colóquio: sobre o tratamento do corpo, o seu cuidado excessivo e sobre outros assuntos.

[...]
XII
Flamínia: Refutaste muito bem, e com firmeza, minha cara Blesila, o meu ponto de vista com as tuas palavras verdadeiras e com as tuas opiniões e dissipaste completamente a névoa da minha mente de tal forma que eu agora detesto o modo de vida na corte e afirmá-lo-ei detestável diante de todos, desde que tu, tal como atrás prometeste (se bem me lembro), demonstres com opiniões e argumentos sólidos qual é o modo de vida que deve ser, em primeiro lugar, procurado e escolhido, e também que me ensines como deve cada uma de nós comportar-se no modo de vida que escolheu, qualquer que ele seja, visto que, segundo Paulo, cada um de nós deve mostrar-se perfeito na vocação para a qual tiver sido chamado, uns de uma maneira, outros de outra.

Blesila: De acordo, desde que tu não semeies sobre as minhas palavras, hauridas da limpíssima fonte dos santos, o joio das opiniões profanas; é sobretudo isto que ofende os ouvidos dos que dão conselhos. Tu sabes que eu fiz a experiência dos dois modos de vida, a saber, a da corte e a privada (retirada) e, por isso, posso tratar, profusa e veridicamente, de cada uma delas. Ouve, pois tu o queres; primeiro, explicarei a fundo de que modo deve comportar-se cada uma de vós, segundo a minha opinião, depois (tal como pedes) o que se deve procurar alcançar. Falo, em primeiro lugar, das mulheres da corte, que gostaria que se adornassem modesta e castamente, tal como convém às mulheres cristãs, e (tal como já referimos em abundância) que se enfeitassem não só com a beleza do corpo, com o adorno do rosto, atraente para os homens interessados, com os quais podereis casar, ou com os quais já estais casadas, mas também que se enfeitassem com a força do espírito e com a perseverança; mas, pelo contrário, gostaria que vós pudésseis causar temor aos outros homens que favorecem o divertimento, os jogos e as futilidades da corte, quando estes se dirigirem a vós e vos falarem sem moderação. Porque Paulo aconselhava o seu amigo Timóteo a que não deixasse ninguém desprezar a sua juventude, e Salomão dizia que a velhice digna de veneração não é a que dura muito tempo, nem a que é contada pelo número de anos, mas aquela em que as cãs equivalem aos pensamentos do ser humano, e o tempo da velhice, a uma vida sem mácula».
[...]

In Isabel Allegro de Magalhães, O Diálogo de Duas Jovens Mulheres, Fundação Calouste Gulbenkian, 2003, ISBN 1645-5169.

Fim

Cortesia da FC Gulbenkian/JDACT

sábado, 14 de janeiro de 2012

Luísa Sigea. Diálogo de Duas Jovens sobre a Vida na Corte e a Vida Particular. Isabel de Magalhães: «Na verdade, quando começais a dedicar-vos aos príncipes, eles tomam-vos com o anzol da honra e das dignidades, depois, pelo longo uso e hábito desta tristeza, ficais presos necessariamente nesta imundície, por fim, este uso afecta-nos de tal forma…»

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NOTA: Tradução de excertos, realizada por Maria do Rosário Laureano Santos, a partir do original em latim: “Colloquium duorum virginum de vita aulica et privata, de 1552”. Não existe nenhuma versão portuguesa, apenas uma tradução francesa publicada em edição bilingue: “Louise Sigéé. Dialogue de deux jeunes filles sur la vie de cour et la vie privée”. Introdução, trad. e notas por Odette Sauvage. Paris, PUF, 1970.

Luísa Sigea
IX
Blesila: Reconheces tu Flamínia, os ganhos e as perdas? Por que razão então persistes em louvar o serviço dos príncipes? Não leste no “Livro dos Reis” acerca de Nabutha, que fora lapidado pelo povo porque louvara a Deus e ao rei? Por que motivo, pergunto-te, a não ser porque conferiu tanta honra ao rei como a Deus? Não leste também o Profeta onde diz:
  • “Foram aniquilados todos os que foram exaltados por causa do ouro e da prata?”
Não leste no “Livro do Apocalipse” o que se canta sobre os príncipes sob o nome da mulher vestida de púrpura? E não leste o que diz sobre a morte deste e as blasfémias escritas na fronte? E sobre as sete montanhas, sobre as muitas águas, sobre a Babilónia, onde designa a corte dos príncipes. Para não ir mais além, não leste o que disse o anjo no mesmo passo:
  • “Saí dela (disse o Senhor), ó meu povo, fugi do meio da Babilónia, não sejais participantes nos seus pecados e não aceiteis as suas calamidades; salvai vós, cada um por si, a sua alma. Caiu, por fim, caiu a grande Babilónia e tornou-se a casa dos demónios e a prisão do espírito imundo.”
Finalmente, nãoouviste Jeremias que se lamentava por ordem do Senhor:
  • “Tratámos a Babilónia e não está curada, porque a Babilónia é completamente incurável?”

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Esta é a morada dos príncipes, porque os males, para eles abundantes, tornaram-se insanáveis pelo longo uso (tal como diz Agostinho), visto que da vontade pervertida tem sido gerada a paixão e, enquanto se serve a paixão, ela torna-se um hábito e, enquanto não resistimos ao hábito, ele torna-se necessidade, através destes anéis entrelaçados a cruel servidão tem os homens presos como uma cadeia. Na verdade, quando começais a dedicar-vos aos príncipes, eles tomam-vos com o anzol da honra e das dignidades, depois, pelo longo uso e hábito desta tristeza, ficais presos necessariamente nesta imundície, por fim, este uso afecta-nos de tal forma que Deus disse de vós através de Ezequiel:
  • “A casa de Israel para mim se transformou em metal impuro; todos eles para mim se tornaram bronze e estanho.”
Por este motivo, Jerónimo procura libertar desta cegueira o seu amigo que combatia sob as ordens do imperador, dizendo-lhe estas palavras:
  • “Qualquer rei terreno, não é senhor de toda a terra. Só Cristo é Rei de todo o mundo”; sobre isto se atesta no “Livro do Apocalipse”;
  • “Tinha escrito no traje e na coxa: Rei dos reis e Senhor dos senhores.”

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Segue Este que espalha a glória da vida eterna, a honra do reino do céu, e distribui com liberalidade as riquezas da sua herança aos que lutam pela sua causa.
Aspira por Este, tendo sido desprezadas as riquezas do mundo, os que as elegem não são tratados com justiça, tal como diz a divina sabedoria no “Eclesiástico”. Como é duro ser tomado e detido pelas armadilhas dos príncipes, atesta o profeta, quando diz:
  • “Ele próprio me libertará do laço dos caçadores e da palavra cruel.”
Une na mesma frase ‘palavra cruel’ e ‘laços’, e com razão; na verdade, os príncipes usam os laços, quando iludem os súbditos com falsas esperanças, usam a palavra cruel quando sentem que eles próprios dominaram os infelizes e estes não podem já escapar-se das mãos daqueles; este passo está também no mesmo salmo:
  • “Da seta que voa neste dia, da desgraça que avança nas trevas, do ataque e do demónio do sul, deseja a minha alma libertar-se”, correspondendo, na minha opinião, a ira dos príncipes às setas, às desgraças das trevas, os gritos dos aduladores e dos responsáveis, aos ataques dos demónios do sul, as conspirações dos invejosos e dos inimigos».
In Isabel Allegro de Magalhães, O Diálogo de Duas Jovens Mulheres, Fundação Calouste Gulbenkian, 2003, ISBN 1645-5169.

Cortesia da FC Gulbenkian/JDACT

sexta-feira, 30 de setembro de 2011

Luísa Sigea. Diálogo de Duas Jovens sobre a Vida na Corte e a Vida Particular: «Uma coisa monstruosa é o grau mais elevado e o espírito mais débil… a língua mais eloquente e a mão mais ociosa, palavra interminável e resultado nenhum, um rosto decoroso e conduta imprudente, grande autoridade e firmeza instável»

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Tradução de excertos, realizada por Maria do Rosário Laureano Santos, a partir do original em latim: Colloquium duorum virginum de vita aulica et privata, de 1552. Não existe nenhuma versão portuguesa, apenas uma tradução francesa publicada em edição bilingue: Louise Sigéé. Dialogue de deux jeunes filles sur la vie de cour et la vie privée. Introdução, trad. e notas por Odette Sauvage. Paris, PUF, 1970.

Luísa Sigea
IV
Blesila: Enganas-te tu que assim tratas da paciência e imaginas que esta tem lugar no serviço dos príncipes; com certeza, estás cega; se tiveres ouvido qual é “a representação e o aspecto” da paciência e qual é o lugar onde habita, tu própria te confundirás. Na verdade, “tem um rosto tranquilo e calmo”, ainda segundo Tertuliano:
  • a fronte sem nenhuma marca provocada pela tristeza ou pela ira, as sobrancelhas serenas e igualmente com expressão alegre, os olhos baixos por humildade, não por desgraça, a boca selada em respeito pelo silêncio, e não só cor da pele é a das pessoas convictas e inocentes, mas também dirige com frequência movimentos de cabeça e um riso ameaçador contra o diabo; o manto, branco sobre o tronco, e cingido ao corpo, para que nada o levante ou agite; esta é a verdadeira paciência. A que antes imaginaste não é verdadeira, não vem do coração, mas é forçada quer pela ambição das recompensas, quer pelo medo de perder o que foi alcançado pelo serviço ou pelo trabalho; surge para que não reveleis o que sabeis sobre a arrogância e falta de cumprimento dos deveres dos príncipes para convosco, porque daí procede, contra vós, o despeito dos invejosos ou a alegria pelos vossos incómodos”.
Está sentada,
  • a que é a verdadeira paciência, no trono daquele espírito cheio de bondade e de doçura, que não sofre de perturbação nem é encoberto pelas nuvens, mas é de uma serenidade delicada, aberto e simples, como o viu Elias na terceira vez”,
não no átrio dos príncipes, onde arde a chama inextinguível da impaciência (tal como sabes), mas “onde está Deus, está aí também a paciência, nutrida por ele”; e, deste lugar, expande as suas forças invencíveis e torna invencíveis os que o seguem. De facto, através da sua força:
  • Isaías é cortado ao meio e não cala o seu testemunho sobre o Senhor; Estêvão é lapidado e pede o perdão para os seus inimigos. E Job, afastados todos os dardos das tentações com a cota e com o escudo da paciência, recupera de Deus a integridade do corpo, ficando com o dobro da que tinha perdido. E, se ele quisesse que os filhos lhe fossem restituídos (tal como diz Tertuliano), teria de novo o nome de pai, mas prefere que lhe seja dada a grande alegria no dia da glória, e suporta a privação voluntária dos filhos, para que não viva sem alguma paciência”.
Esta paciência, como eu disse, só pode habitar junto de Deus, porque só Deus é suficientemente idóneo para ela. Se tiveres colocado junto Dele a injustiça, Ele vinga-a, o dano, repara-o; a dor, Ele cura-a; finalmente, a morte, Ele ressuscita-a. Enfim, só a esta paciência é permitido ter Deus por devedor. E acerca dessa tua paciência fantasiada, que dizes tu, Flamínia?

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És capaz de me negar que aqueles que servem os reis não sejam completamente desprovidos de paciência, visto que vivem todos de rapina, roubando aos outros (se podem) recompensas e rendimentos; e que, mesmo de outro modo, não destruiriam os outros por causa da desordem provocada pela inveja, e que cada um deles não admitiria as vantagens do próximo com espírito indevido? Tu consideras injusto o príncipe que não distribui largamente todos os bens a cada um dos seus servidores. Mas, na verdade, quem são os príncipes, para que a paciência habite na sua convivência e no seu trono? Sobre eles, foi dito isto por Isaías:
  • “Todos os príncipes infiéis escolhem as dádivas, perseguem as recompensas.”
V
Blesila: No mesmo instante, eles amam e odeiam, favorecem e negam o favor, constroem e destroem, erguem e arrastam, elevam até aos astros aquele que hoje está coberto pelas honras, amanhã, pelo mais leve sussurro dos malévolos, deixam-no cair na infâmia mais profunda. O que granjeiam agora, logo recusam, desdenham e debilitam, com o olhar ameaçador dado pela natureza para punir. Quando têm necessidade de servidores, quer para mostrar a grandeza do seu poder, quer para preencher cargos distintos através da diligência destes, cobrem-nos de palavras e promessas e inflamam-nos com compromissos vãos. Depois, quando a caterva de aduladores (que rodeia sempre, por todo o lado, os príncipes) lhes perturba os ouvidos, as promessas desvanecem-se nos ares e tornam-se vazias e, ainda que os reis tenham sido favorecidos, só os aduladores vencem e determinam tudo, segundo o seu arbítrio. Estes aduladores tornam os reis insensatos, mesmo os mais sábios (se lhes dão ouvidos), com as suas palavras rebuscadas e falsas, sobre as quais diz Salomão:
  • Um rei insensato, sentado no trono, é como um macaco dentro de uma casa.” E diz Bernardo: “Uma coisa monstruosa é o grau mais elevado e o espírito mais débil, o lugar supremo e a vida mais vil, a língua mais eloquente e a mão mais ociosa, palavra interminável e resultado nenhum, um rosto decoroso e conduta imprudente, grande autoridade e firmeza instável.
O mesmo Bernardo também aconselha os príncipes deste modo (demonstrando na pessoa de Eugénio a cegueira destes): Destrói o artifício desta honra e da glória brilhante com cores falsas, para que consideres naturalmente a tua nudez, porque saíste nu do ventre da tua mãe, sem insígnias reais, sem o brilho das pedras preciosas e a da seda, sem ser coroado por plumas ou carregado com metais preciosos. De facto, se afastares todos estes ornamentos, como nuvens matinais passando o céu velozes e dispersando rapidamente, e os fizeres desaparecer da frente do teu pensamento, surgirá um homem nu, pobre e infeliz; um homem que se lamenta porque é homem, que cora porque está nu, que se lastima porque nasceu, gemendo porque existe. Todas estas coisas, minha cara Flamínia, não só não as vêem os príncipes (enlevados pela vaidade da sua condição e da sua dignidade), mas também que fúrias não exercem eles contra os seus súbditos, inteiramente esquecidos do que lembrei segundo Bernardo? Quando se indignam, a que terrores poupam os seus servidores? Querem ser honrados e admirados como se fossem igualmente deuses, e procuram sê-lo por todos? Em que não acreditam para causar a morte dos infelizes? Têm todos tendência para acreditar, segundo o autor destas mesmas palavras:
  • Existe um defeito – e se tu te sentes livre dele entre todos os que conheci que subiram ao trono, estás só – que é a facilidade em acreditar em ardis, uma pequena raposa muito astuta, e eu descobri que nenhum grande se afastou dele. Deste defeito, são provenientes para os próprios príncipes, por qualquer razão bastante insignificante, muitas iras, a condenação frequente dos inocentes e o julgamento antecipado dos ausentes.
São estes, com certeza, os vossos guias, para vós que servis os reis, Flamínia, isto é, eles próprios cegos e guias cegos; são cegos porque não se lembram da sua fragilidade e enganam-vos com a esperança falsa de honra – visto que não podem atribuir aos outros a verdadeira honra – a qual é efémera e se alegra com essa dignidade efémera.

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Vós também sois cegos, porque devotais a vida aos que nem sequer vida têm, tanto mais que a têm entregue ao arbítrio de outros. Com estes guias (enquanto vós acreditais aspirar a grandezas), caís no meio da estrada, porque vos falta o verdadeiro guia do caminho, ides por caminhos ínvios, isto é, pela via do orgulho, e excedeis em tudo a justa medida. O que é reprovado com firmeza por aquele que afirma: “Conserva o meio, se não queres perder a justa medida; por isso, o sábio considera um exílio todas as casas fora da medida, altas, porque ultrapassam a medida, extensas, porque a excedem, grandes ou pequenas, porque umas são maiores e outras, menores do que ela. O comprimento costuma conduzir à destruição, o afastamento à fissura, a altura à ruína, e a profundidade ao desaparecimento.”
Ora este é o meio, no qual reside a virtude, sabe-lo bem, Flamínia; e a virtude segue os passos de quem, se não forem os passos de Deus?
[...]
In Isabel Allegro de Magalhães, O Diálogo de Duas Jovens Mulheres, Fundação Calouste Gulbenkian, 2003, ISBN 1645-5169.

Cortesia da FC Gulbenkian/JDACT

quinta-feira, 1 de setembro de 2011

Isabel Allegro de Magalhães. O Diálogo de Duas Jovens Mulheres: «A perspectiva teocêntrica é pois o enquadramento de toda a argumentação, e os termos em que Blesilla a exprime vibram em simpatia com a preocupação “spenceriana” pelo transcender do tempo e pela eternidade»

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«Neste diálogo o tempo para além do tempo, ou seja, a eternidade, é a preocupação central. A argumentação de cada uma das mulheres desenvolve-se à volta desse eixo, como diz Odette Sauvage na Introdução que faz ao texto. Blesilla exprime-o dizendo que «a finalidade, pois, é Deus; os que para ele se dirigem vivem felizes». E Flamínia, num outro contexto, afirma a mesma visão, ao referir-se a Cristo nestes termos: «E em primeiro lugar o próprio Cristo, nossa luz e nosso guia [...]».
A perspectiva teocêntrica é pois o enquadramento de toda a argumentação, e os termos em que Blesilla a exprime vibram em simpatia com a preocupação spenceriana pelo transcender do tempo e pela eternidade:

What booteth to have beene rich alive?
What to be great? [...]
When after death no token doth survive,
Of former being in his mortall hous,
But sleepes in dust, dead and inglorious.
(“The ruines of time”)

Na argumentação de Flamínia o tempo por ela vivido aparece como mais «moderno», e até de certa forma avant-la-lettre, na medida em que pretende conciliar o temporal e o eterno, em que tenta integrar a realidade histórica e o para além da história na sua vida concreta, ou seja, integrar a «vida na corte» e uma «vida espiritual». Eis o que ela diz à sua companheira de discussão:
  • Blesilla: mais vale descoser pouco a pouco a inevitável túnica dos vícios antes que através de uma longa prática ela adira a nós, permanecendo no meio dos nossos amigos e dos nossos inimigos (uns pelos seus conselhos, outros pelas suas críticas poderão forçar-nos a ficar distantes dos vícios), em vez de rasgar essa túnica duma vez, escapando, fugindo à multidão num momento em que, por pouco que esses vícios se tenham desenvolvido, nós já não poderemos escapar ao seu poder.

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É claro [...] que ao resistir no meio das tentações com a alma invencível, se merece mais louvores do que fugindo-lhes.
Embora Flamínia queira chegar ao eterno através de uma imersão no mundo, a ideia renascentista do carpe diem parece, porém, totalmente ausente: a fugacidade do tempo, mais sentida na corte, é tida por esta mulher como vantagem, como vimos. Pelo contrário, a sua amiga, neste aspecto menos «moderna», considerando a condição de efemeridade do mundo, faz o elogio da vida retirada, livre de preocupações superficiais e passageiras, vida em que é possível uma dedicação ao estudo, à filosofia, às coisas do espírito, das quais a corte é só desvio. E o tema do segundo dia de discussão é a futilidade da vida de corte; sobre esta pronuncia-se Blesilla da seguinte forma:
  • Hoje [...] é sobre as futilidades da vida de corte, ou [...] sobre as frivolidades que a nossa discussão vai tratar. Elas cegam-nos tanto que vós apreciais a vida de corte e procurai-la de todo o coração.
Perante essa frivolidade a proposta de Blesilla é a fuga da corte, e do mundo:
  • [é necessário] abandonar no momento oportuno a Ur dos Caldeus e fugir deste mundo onde tudo não é nada, onde aquele que pensa ter algum valor o não tem, e não é ninguém, é necessário «passar» como David [...]. Mais vale retirarmo-nos enquanto isso nos é possível e frequentar aqueles que podem tornar-nos melhores. [...] este ensinamento não pode praticar-se na corte ou dirigir-se à multidão; pode praticar-se no campo entre alguns companheiros. A minha vitória não está na minha fuga, mas fujo para não ser vencido.

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Curiosa é neste diálogo a afirmação de valores relacionados com o tempo das mulheres, valores que permanecem intactos ao longo de séculos, inclusivamente até ao vigésimo século: são valores já de raiz hebraica e universais afinal, que dão relevo à vida familiar e caseira, à mulher entregue ao marido e aos filhos, ocupada em trabalhos manuais, tendo embora momentos dedicados ao recolhimento. Vejamos a este respeito as palavras de Blesilla:
  • as jovens [...] são destinadas ao casamento [...] deverão ser submissas aos seus maridos [...], generosas, [...], serviçais [...] trabalharão a lã e o linho com as suas próprias mãos, dedicando-se tão constantemente ao seu lar que tornarão os seus maridos felizes e veneráveis.
Para Blesilia este parece ser o «ideal» da ocupação feminina. Paralelamente, na corte, vemos as mulheres gastarem o seu tempo em cuidados reveladores da sua condição de «ser-para-agradar-ao-homem», como se comprova pelas descrições de Flamínia sobre a vida de corte.

O tempo de Blesilla, por um lado, é em muitos aspectos tradicional, como vimos, mas com características que fazem dela, creio que indiscutivelmente, uma humanista no sentido quinhentista (com o estudo dos clássicos, o refúgio na filosofia, a procura intelectual como dominantes da sua vida); o tempo de Flamínia, por outro lado, sendo embora menos «humanista» nas suas preocupações exprime-se no entanto num estilo que é revelador da formação clássica que ambas têm (o «mosaico de citações», como lhe chama Odette Sauvage, nas suas falas é disso sinal bastante), e é certamente um tempo mais «moderno» do que o da sua companheira, mais integrador da realidade humana e temporal.

Contudo, no final do século XVI, poderíamos ainda ouvir, como eco da realidade social das mulheres em geral e sobretudo da maneira como elas são olhadas pelos homens, as trovas de Jorge de Aguiar «contr’as molheres» no Cancioneiro Geral:

Lembre-te qu’ee por naçer
nenhu~a que nam errasse,
[...]
lembre-te que sam molheres.

Espanha foy ja perdida.
por Letlabla hua vez
e a Troya destroyda
por males qu’Elena fez.
[...]
ca a que fez pecar Adam
foy a maãy destas molheres.
(Jorge d’Aguyar, “contr’as molheres”)

In Isabel Allegro de Magalhães, O Diálogo de Duas Jovens Mulheres, Fundação Calouste Gulbenkian, 2003, ISBN 1645-5169.

Cortesia da FC Gulbenkian/JDACT

Isabel Allegro de Magalhães. O Diálogo de Duas Jovens Mulheres: «A obra de Luísa Sigeia, de 1552, está publicada em edição bilingue, em latim, a língua original, Duarum virginum colloquium de vita aulica et privata e em francês, tradução de Odette Sauvage, Dialogue de deux jeunes filles sur la vie de cour et la vie de retraite»

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«Na literatura do século XVI surgem também, embora em número muito reduzido, alguns escritos de mulheres. Sabemos que o círculo que se constitui à volta da Infanta D. Maria, círculo notável pela sua qualidade intelectual e cultural, era quase exclusivamente de mulheres. Destas, ficaram para a história nomes como os de Joanna Vaz, Luísa Sigeia, Angela Sigeia (irmã de Luísa), Paula Vicente, Hortênsia de Castro, D. Leonor Coutinho e várias outras. Esta informação é-nos dada por D. Carolina Michäelis de Vasconcelos em A Infanta D. Maria de Portugal (1521-1577) e as suas Damas. Américo da Costa Ramalho, porém, no Prefácio à 2.ª edição (fac-similada) deste livro refere outro conjunto de nomes femininos ligados à cultura em Portugal nos finais do século XV (por volta de 1485), entre os quais distingue o de D. Leonor de Noronha, que D. Carolina de Michäelis também refere, como pertencendo a outra geração, que escreveu e publicou. Há, por conseguinte, cerca de 50 anos antes da Infanta D. Maria, um grupo de mulheres, quase todas da nobreza, que estão activamente ligadas ao movimento cultural acontecido na corte portuguesa de então.

A obra de Luísa Sigeia, de 1552, está publicada em edição bilingue: em latim, a língua original, Duarum virginum colloquium de vita aulica et privata e em francês, tradução de Odette Sauvage, Dialogue de deux jeunes filles sur la vie de cour et la vie de retraite. Foi escrita em Lisboa, por esta jovem nascida em Espanha, Toledo, que veio para a corte portuguesa a convite da Infanta D. Maria, devido ao renome que já então conquistara entre os humanistas do tempo, como humanista e «poliglota» conforme ela própria o escreve na Dedicatória à Infanta D. Maria que consta do início do livro. As línguas que Luísa Sigeia conhece e domina são, para além do grego e latim, o sírio, o árabe e o hebraico. Esta informação é-nos dada num curioso livro de 1790, escrito «Por Hum Amigo da Razão», e no qual se elogia o «merecimento das mulheres», Tractado sobre a Igualdade dos Sexos ou Elogio do Merecimento das Mulheres.

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Luisa Sigea de Toledo, mais sábia do que as outras três do mesmo nome, que além do Latim e do Grego, apredeo o Hebraico, o Arabe, e o Syriaco; escreveo huma Carta em todas essas linguas ao Papa Paulo III. Depois veio á nossa Corte de Portugal em companhia de seu Pai, e aqui compoz muitas obras, e morreo moça.

O século XVI parece ser de facto um tempo de exaltação das mulheres e das suas capacidades a diferentes níveis, numa tentativa de equipará-las ao homem em calibre intelectual e cultural. Prova-o até certo ponto a existência de obras em que o tema ou numerosas referências constituem «louvores das mulheres». É ainda o caso da obra de Juan de Espinosa, Dialogo en laude de las mujeres. O livro, que não é exclusivamente sobre as mulheres, mas aborda diferentes temas, mostra uma personagem, Philatilhes, defendendo as mulheres e o seu valor; e o seu interlocutor, Philodoxo, opinando contra elas.
Outro livro a citar é o Espellho de Casados, do Dr. João de Barros, apologia do matrimónio exposta em moldes escolásticos, de um ponto de vista eminentemente masculino, e cheia de preconceitos epocais. Olhemos agora para o texto de Sigeia, procurando o que nele emerge como elementos renascentistas relativamente ao tempo vivido pelas mulheres.

Trata-se de um Colloquium, o que já por si aproxima esta obra não só de autores do Renascimento europeu: de Petrarca (Secretum), de Erasmo (coloquios), entre outros, como também dos clássicos da Antiguidade: de Platão (Diálogos), de Cícero, Séneca, etc. Aliás a intenção de imitar os clássicos está explícita no texto em palavras de uma das personagens, Flamínia, que fala do debate entre ela e sua amiga, à borda de água, à maneira dos Peripatéticos. É um diálogo entre duas jovens, Flamínia e Blesilla, diálogo que se prolonga durante três dias numa casa de aldeia sobre o que é a vida feliz, «vita beata», e em que Blesilla defende o ponto de vista da «vida isolada», dizendo que a vida feliz é solitária; ela defende a vida contemplativa, distante do mundo da corte e dos seus perigos, vida essa que seria mais propícia não só ao progresso da vida intelectual como à focalização em Deus, objectivo primeiro de tudo.

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Contrariamente a este argumento, a sua companheira Flamínia defende a vida na corte, como situação em que o tempo, de tão estimulante, passa mais depressa do que noutro qualquer lugar: «na corte, o tempo desliza sem deixar espaço para o aborrecimento [... a vida de corte] torna não apenas os anos mas quase a vida inteira tão ridiculamente curta que mal se nota o seu insensível escoar». Este facto de o tempo se escoar sem quase deixar sentir o que na época provoca angústia é, na opinião de Flamínia, uma vantagem, pois, e cita S. Paulo, «os dias são maus», ou seja, o que pertence ao reino do temporal é mau por natureza. Segundo esta jovem, porém, tem mais valor ficar no meio do mundo e no bulício do «século» sem se deixar corromper, do que fugir de tudo e viver isolado para se guardar do mal.
O Colloquium revela uma preocupação que poderemos considerar renascentista, entre outros aspectos pela organização do tempo: o tempo narrativo está dividido com muita precisão em três dias e estes em partes distintas: a alva, a tarde, depois da sesta até ao entardecer, e, no último dia, também a noite. A noite não é vista como tempo de trevas, mas pelo contrário aparece bem iluminada (pela luz do luar), o que corresponde a certas características renascentistas.

Se, em geral, no século XVI a manhã parece ser o momento do dia preferido, inversamente, a noite para os poetas renascentistas é «le royaume de l’impénétrable, du surnaturel, de l’irracionel, inquiétant et dangereux». As conversas das duas jovens desenrolam-se, portanto, num enquadramento claramente definido». In Isabel Allegro de Magalhães, O Diálogo de Duas Jovens Mulheres, Fundação Calouste Gulbenkian, 2003, ISBN 1645-5169.

(Continua)
Cortesia da FC Gulbenkian/JDACT