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sexta-feira, 25 de março de 2016

La Chastelaine de Vergi. René Ernst Victor Stuip. «Et si nos caroungnes monder et nos pecies tous esmonder c'o lui soions es cieus enclos quant mors nos ara les iex clos»

Cortesia de wikipedia e jdact

La Récit
[…]
«Comment ele fu ranprosnee
De la ducoise et disfamee;
Comment ele vint en sa canbre
Qui toute estoit ovree a lanbre;

Comment desperance le mort
Que ele s'en livra a mort;
Cornent li cevaliers gentieus,
Qui tant ert sages et soutieus,

Ne vit s'amie a la carole.
Sans faire plus longe parole
A le cambre s'en est venus,
Qui toute ert faite d'ebenus;

Comment le rice branc d'acier
Se fist parmi le cors glacier.
S'ores com une pucelete
Qui se dormoit en le cambrete,

S'esvilla quant oï la noise;
El palais vint, pas ne s'acoise.
S'ores comment ele cria
Au duc com grant dolor ci a:

Sire, par le foi que vos doi,
En no cambre sont mort andoi
Vo nieche qui tant estoit bele,
Et cil qui amoit la pucele; (vers 76)

Comment li dus, qui fu vasaus,
Vint en la cambre, les grans saus;
Cornent il revint el palais
A tout s'espee, a grant eslais,

La ducoise en coupa la teste:
Adont fu tourblee la feste!
S'ores comment se desprisa
Li dus, comment le crois prise a;

Comment outre mer va servir
Dieu, por sa grase deservir.
Jhesucris nos doinst par sa grase
De vivre el monde tant d'espace,

Et si nos caroungnes monder
Et nos pecies tous esmonder
C'o lui soions es cieus enclos
Quant mors nos ara les iex clos.

Ce résumé de Perrot de Neele nous rend assez bien l'histoire de La Chastelaine de Vergi; le poète a ajouté très peu de détails (par exemple dans la description de la chambre où la Châtelaine se retire) et n'introduit qu'un seul changement qui puisse donner à réfléchir: au vers 76 il s'est servi du mot pucele pour désigner la Châtelaine; est-ce par excès de pudeur, n'osant plus admettre que l'amour du
chevalier s'adresse à une femme mariée? L'on sait d'ailleurs que Marguerite de Navarre a introduit un changement comparable dans sa version de cette histoire: selon elle la Châtelaine est veuve depuis au moins sept ans déjà. En ce qui concerne les sources de cette nouvelle, nous pouvons rappeler les rapprochements faits avec plusieurs lais ou contes du douzième siècle, à savoir: Graelent, Lanval, Guingamor de Marie de France, Pyrame et Thisbé; on pourrait ajouter encore un lai de Marie de France: Le Lai des dous amanz. Une étude exhaustive des sources de La Chastelaine de Vergi (surtout en rapport avec les Lais de Marie de France) fait toujours défaut.

Parmi toutes les adaptations anciennes et modernes de la ChV il en est deux qui nous intéressent plus spécialement, étant contemporaines de la plupart des versions françaises. Ce sont les deux versions anonymes en moyen-néerlandais, datant du XIVe siècle. Le copiste de la version néerlandaise qui se trouve dans le célèbre de Hulthem, et que nous appellerons NH3 pour le distinguer d'avec le H du texte français, a eu soin de dater sa copie avec exactitude; (On pourrait traduire ces vers pleins de chevilles de la façon suivante:

Sachez en fine vérité
Que ce texte était prêt
Le 24e jour de mai,
Lorsqu'on eut l'an du Seigneur
.m.ccc, sachez le bien,
Et il faut y ajouter)

Le texte, qui nous donne l'histoire complète telle qu'elle se trouve dans les mss français, est nettement plus long que le texte français: dans la version A celui-ci compte 948 vers, NH en a 1127. Le second texte néerlandais est seulement un fragment qui ne nous donne que 502 vers, dont une centaine de mutilés, le ms. ayant servi comme couverture d'une liasse de comptes. Le ms., que l'on date du XIVe siècle, a été découvert en 1838 aux Archives d'Ypres. Les vers conservés dans ce fragment (qui se trouve à la Bibliothèque de l'Université de Gand, d'où notre sigle NG), correspondent aux vers 118-209 et 307-721 du texte de A; ceci fait donc dans le texte français un total de 507 vers. La longueur des passages correspondants dans les deux textes est donc égale: une différence de 5 vers sur 500 peut être négligée. Il est donc évident qu'il doit y avoir des différences assez importantes entre les deux textes néerlandais». In René Ernst Victor Stuip, La Chastelaine de Vergi, Edition critique du ms. b.n.f.fr. 375 avec introduction, notes, glossaire et index, suivie de l'édition diplomatique de tous les manuscrits connus du xiii et du xiv siècle, Promotor L. Geschiere, Academisch Proefschrift, Mouton, The Hague Paris, 1970.

Cortesia de Mouton/JDACT

quarta-feira, 6 de março de 2013

La Chastelaine de Vergi. René Ernst Victor Stuip. «A le cort vint li castelaine, qui plus ert blance que n'ert laine vint a la cort o ses puceles dont ele avoit ases de beles…»


Cortesia de wikipedia

NOTA: Conforme o original

La Chastelaine de Vergi
Avant-propos
«Depuis 1966, année où parurent les études de Lakits et de Lange sur La Chastelaine de Vergi on constate un intérêt renouvelé pour ce conte que tout le monde s'accorde à appeler avec Gaston Raynaud un des joyaux de la littérature française du moyen âge. Pourtant ce poème n'a pas encore eu Vhonneur d'une édition moderne, qui apporte toutes les informations dont on pourrait avoir besoin pour étudier avec profit le texte de ce roman d'amour. Une étude du vocabulaire par exemple était rendue difficile par le manque de glossaire. La rareté des remarques concernant la filiation des manuscrits entraîne un autre inconvénient: pratiquement tous les éditeurs ont parlé de cette filiation, mais en général ils n'ont pu que constater rapidement Véchec de leurs tentatives pour arriver à un stemma; alors, ils n'en reparlent plus. En outre les variantes présentées dans les éditions moderns ne suffisent pas à nous éclairer sur ce point. L'édition de Raynaud, trop ancienne, ne donne que les variantes des mss A-H, et encore ne sont-elles pas complètes. Ajoutons que d'autres manuscrits ont été découverts depuis lors.
En publiant cette nouvelle édition nous voudrions compléter dans la mesure de nos moyens ce qui a été fait déjà en y ajoutant de nouvelles recherches sur l'origine de l'auteur, des descriptions plus détaillées des manuscrits (avec quelques notes supplémentaires sur certains d'entre eux), des remarques sur les liens entre le texte français et les deux versions en moyen-néerlandais, un glossaire complet et deux index des rimes. Si intéressant que soit le sujet, nous ne parlerons pas des nombreux passages où apparaît le personnage de la Châtelaine de Vergy dans la littérature française à partir du XIIIe siècle. Notre intérêt se portant avant tout sur la langue du texte, nous ne nous occuperons pas non plus du côté stylistique de la ChV: nous nous permettons de renvoyer à l'étude de Lakits et à celle de P. Zumthor.
Notre texte de base ne sera pas le fameux ms. C (B.N.ffr. 837) don’t Raynaud, Foulet, Bédier et Whitehead se sont servis, mais le ms. A (B.N.ffr. 315) qui, à notre avis, présente un texte intéressant.
En ce qui concerne les autres mss de la ChV, nous avons cru pouvoir négliger dans le cadre de cette édition les copies du XVe et du XVIe siècle: ils nous donnent en général un texte modernisé, présentant parfois plusieurs interpolations. Dans l'Appendice nous donnerons une édition diploma tiqueu des mss connus du XIIIe et du XIVe siècle, afin de mettre à la disposition du lecteur le texte complet de ces copies. Vutilité en paraît tellement évidente que nous nous dispensons d'y insister. Nous avons contrôlé notre texte sur les mss à Paris (A C E F Go H), à Rennes (K) et à Bruxelles (I); pour les mss se trouvant à Berlin (B), et aux Etats-Unis dans une collection particulière (L), nous avons dû nous baser seulement sur un film et des photos.
C'est pour nous un devoir agréable, au terme de notre tâche, d'exprimer notre reconnaissance à tous ceux qui ont bien voulu nous aider, de quelque manière que ce soit. Nous remercions aussi l'Organisation Néerlandaise pour le Développement de la Recherche Scientifique (Z.W.O.), qui nous a permis d'aller une dernière fois à Paris pour y achever nos collationnements. Nous ne dirons jamais assez ce que nous devons aux sages conseils du Professeur L. Geschiere, qui a accepté de nous guider dans notre travail: sans son aide constante et précieuse nous n'aurions pu finir ce livre.


Introduction
Le Récit
Aucun éditeur du texte de La Chastelaine de Vergi n'a attiré l'attention sur le Sommaire qu'en donnait déjà au XIIIe siècle le poète Perrot de Neele. Celui-ci présente en 92 vers le contenu du récit dont il aurait été, selon Paulin Paris et Jordan, le copiste. Le texte de ce Sommaire se trouve dans le ms. B.N.fir. 375, notre ms. A, qui aurait été écrit aux environs de 1300. Il est possible que ce ms. (avec le Sommaire) soit la copie d'un autre ms. plus ancien, qui est perdu; sinon, il faut croire que Perrot de Neele a écrit son Sommaire après la compilation du ms. A, donc au début du XIVe siècle. Le fait que nous manquons de données sur sa vie nous met dans l'impossibilité de trancher la question. Le Sommaire, dont la première édition a été procurée en 1904 par Léo Jordan, n'est pas complet; dans le ms. A le premier feuillet en fait défaut, de sorte que nous n'avons plus que la moitié environ du texte; celui-ci commence au milieu du résumé de Floire et Blancheflor, qui porte le numéro 10. La Chastelaine de Vergi est selon la numérotation de Perrot le dix-huitième texte ou branche.

Li disse witisme de le castelaine de Vergi

Ceste branque, se Dius me saut,
Qui tos les pecoours asaut,
Parole de le castelaine
De Vregi, qui pas n'ert vilaine,

-Nieche estoit au duc de Borgongne,
Si com l'istoire le tesmongne-
Et d'un cevalier qui l'ama,
Si k'en la fin las s'en clama,

Ne quidies pas que je vous menche!
D'iaus fu faite tes covenenche:
Par cui l'amor ert descoverte
Li .i. de l'autre feroit perte,

Et par le petit caëlet
Que il veroit el praëlet
Quant il vauroit: totes les fois
Parleroit a li sans defois.

S'ores comment li dus ot cier
Le cevalier et le tint chier,
Comment entor lui repaira,
Comment la ducoise l'ama,

Comment li cevaliers refuse
La ducoise, et ele l'acuse
Envers le duc et li jura,
De coi ele se parjura,

Que li cevaliers veut avoir
L'amor de li par estavoir.
S'ores comment li dus jura
Que le cevalier ocira,

Que ja n'ara de lui pité
Se ne li dist la vérité.
S'ores cornent li cevaliers,
Qui tant ert bias et fors et fiers,

Jura au duc que riens n'amoit
Fors sa nieche, foi qu'il li doit!
Mais li dus ançois li jura
Que a nului ne le dira.

Si ores cornent la ducoise
Onques de priier ne s'acoise
Au duc, que par amor li die
Se li cevaliers a amie,

Car bien perçut que li dus sot
L'amor que li cevaliers ot.
Tant le blangi et tangona
Que li dus si s'abandonna

Que la vérité l'en descuevre,
De coi il fist mout vilaine ouevre.
S'ores cornent li dus tint cort,
Qui pas n'i tint son avoir court.

A le cort vint li castelaine,
Qui plus ert blance que n'ert laine
Vint a la cort o ses puceles
Dont ele avoit ases de beles;

Continua

In René Ernst Victor Stuip, La Chastelaine de Vergi, Edition critique du ms. b.n.f.fr. 375 avec introduction, notes, glossaire et index, suivie de l'édition diplomatique de tous les manuscrits connus du xiii et du xiv siècle, Promotor L. Geschiere, Academisch Proefschrift, Mouton, The Hague Paris, 1970.

Cortesia de Mouton/JDACT
Histórias de Amor de Outros Tempos, Retratos Vivos

terça-feira, 18 de dezembro de 2012

Poesia. Prosa. Cantigas de Amor. Maria Tarracha Ferreira. «E, pois vos vós da cuita non nembrades, nen do afan que m'amor faz prender, por meu mal vivo mais ca vós cuidades e por meu mal me fezo Deus nacer e por meu mal non morri u cuidei como vos viss' e por meu mal fiquei vivo, pois vós por meu mal ren non dades»

jdact e cortesia de wikipedia

Cantigas de Amor
Ciclo pré-Alfonsino

A Bonaval quer'eu, mia senhor, ir
e, dês quand'eu ora de vós partir,
os meus olhos non dormirán.

Ir-m'ei pero m'é grave de fazer,
e, dês quand'eu ora de vós tolher,
os meus olhos non dormirán.

Toda via ben, será de provar
de m'ir, mais, dês quand'eu de vós quitar,
os meus olhos non dormirán.
Bernal de Bonaval, (CV 660, CBN 1003)


Tu, que ora vêes de Monte-Maior,
tu, que ora vêes de Monte-Maior,
digas-me mandado de mia senhor,
digas-me mandado de mia senhor,
ca, se eu seu mandado
non vir, trist' e coitado
serei, e gram pecado
fará, se me non val,
ca en tal ora nado
foi que, mao pecado!
amo-a endõado
e nunca end'ouvi al.

Tu, que ora viste os olhos seus,
tu, que ora viste os olhos seus,
digas-me mandado d'ela por Deus,
digas-me mandado d'ela por Deus,
ca, se eu seu mandado
non vir, trist' e coitado
serei, e gram pecado
fará, se me non val,
ca en tal ora nado
foi que, mao pecado!
amo-a endõado
e nunca end'ouvi al.
Gil Sanches, (CA 332, CBN 22)


Senhor fremosa, pois me non queredes
creer a cuita 'n que me ten amor,
por meu mal é que tan ben parecedes
e por meu mal vos filhei por senhor,
e por meu mal tan muito ben oí
dizer de vós, e por meu mal vos vi,
pois meu mal é quanto ben vós avedes.

E, pois vos vós da cuita non nembrades,
nen do afan que m'amor faz prender,
por meu mal vivo mais ca vós cuidades
e por meu mal me fezo Deus nacer
e por meu mal non morri u cuidei
como vos viss' e por meu mal fiquei
vivo, pois vós por meu mal ren non dades.

D'esta cuita'n que me vós tëedes,
em que oj' eu vivo tan sen sabor,
que farei eu, pois mia vós non creedes?
que farei eu, cativo pecador?
que farei eu, vivendo sempr' assi?
que farei eu, que mal dia naci?
que farei eu, pois me vós non valedes?

E, pois que Deus non quer que me valhades
nem me queirades mia coita creer,
que farei eu, por Deus que mi o digades?
que farei eu, se logo non morrer?
que farei eu, se mais a viver ei?
que farei eu, que conselho non sei?
que farei eu, que vós desamparades?
Martim Soares, (CA 46, CBN 130)

JDACT

quarta-feira, 11 de janeiro de 2012

Cancioneiro. Cantigas de amigo. «A poesia trovadoresca ou poesia galaico-portuguesa são composições que vão do século XII ao século XIV»

Cortesia de kalipedia

Cantigas de Amigo

Ondas do mar de Vigo,
se vistes meu amigo!
E ai Deus, se verrá cedo!

Ondas do mar levado,
se vistes meu amado!
E ai Deus, se verrá cedo!

Se vistes meu amigo,
o por que eu sospiro!
E ai Deus, se verrá cedo!

Se vistes meu amado,
por que hei gran cuidado!
E ai Deus, se verrá cedo!
Martin Codax, Cancioneiro da Vaticaca 884,
Cancioneiro da Biblioteca Nacional 1227

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Pois nossas madres van a San Simon
de Val de Prados candeas queimar,
nós, as meninhas, punhemos de andar
con nossas madres, e elas enton
queimen candeas por nós e por si
e nós, meninhas, bailaremos i.

Nossos amigos todos lá irán
por nos veer, e andaremos nós
bailando ante eles, fremosas en cós,
e nossas madres, pois que alá van,
queimen candeas por nós e por si
e nós, meninhas, bailaremos i.

Nossos amigos irán por cousir
como bailamos, e podem veer
bailar moças de bon parecer,
e nossas madres pois lá queren ir,
queimen candeas por nós e por si
e nós, meninhas, bailaremos i.
Pero de Viviãez, Cancioneiro da Vaticana 336,
Cancioneiro da Biblioteca Nacional 698

Cortesia de maiamarcelinotripod

JDACT

quarta-feira, 7 de julho de 2010

D. Dinis: O Poeta

Cortesia de pequenos-jornalistas
Ai, flores, ai, flores do verde pino
--- Ai, flores, ai, flores do verde pino,
se sabedes novas do meu amigo?
Ai, Deus, e u é?

Ai, flores, ai, flores do verde ramo,
se sabedes novas do meu amado?
Ai, Deus, e u é?

Se sabedes novas do meu amigo,
aquel que mentiu do que pôs comigo?
Ai, Deus, e u é?

Se sabedes novas do meu amado,
aquel que mentiu do que mi à jurado?
Ai, Deus, e u é?

--- Vós me preguntades polo vosso amigo?
E eu ben vos digo que é sano e vivo.
Ai, Deus, e u é?

Vós me preguntades polo vosso amado?
E eu ben vos digo que é vivo e sano.
Ai, Deus, e u é?

E eu ben vos digo que é sano e vivo
e seerá vosco ante o prazo saido.
Ai, Deus, e u é?

E eu ben vos digo que é vivo e sano
e seerá vosco ante o prazo passado.
Ai, Deus, e u é?
D. Dinis

Non posso eu, meu amigo
--- Non posso eu, meu amigo,
con vossa soidade
viver, ben vo-lo digo;
e por esto morade,
amigo, u mi possades
falar e me vejades.

Non posso u vos non vejo
viver, ben o creede,
tan muito vos desejo;
e por esto vivede,
amigo, u mi possades
falar e me vejades.

Nasci em forte ponto;
e, amigo, partide
o meu gran mal sen conto,
e por esto guaride,
amigo, u mi possades
falar e me vejades.
--- Guarrei, ben o creades,
senhor, u me mandades.
D. Dinis
Cortesia de users.isr.ist/JDACT

sexta-feira, 2 de julho de 2010

Afonso X: O Sábio. O grande renovador da cultura peninsular na segunda metade do século XIII

(1221-1284)
Toledo
Cortesia de wikipédia
Como D. Dinis, seu neto, Afonso X fomentou a actividade cultural a diversos níveis. Realizou a primeira reforma ortográfica do castelhano, idioma que adoptou como oficial em detrimento do latim. O objectivo seria desenvolver o vernáculo do seu reino, segundo o historiador Juan de Mariana.
As grandes realizações do monarca no campo da cultura mereceram-lhe com justiça o cognome de o «Sábio». Escreveu em castelhano as obras históricas, políticas e filosóficas, mas as poesias fê-lo em galaico-português (e não em galego, como escrevem os autores espanhóis). De facto, o galaico-português (língua comum à Galiza e a Portugal) era o verdadeiro idioma literário da Península Ibérica na Idade Média.



D. Afonso X, o Sábio era avô do rei D. Dinis. É considerado o grande renovador da cultura peninsular na segunda metade do século XIII. Acolheu na sua corte e trovadores, tendo ele próprio escrito um sem número de composições em galaico-português que ficaram conhecidas como Cantigas de Santa Maria. Promoveu, além da poesia, a historiografia, a astronomia, o direito, etc., tendo sido elaboradas com o seu apoio a General Historia, a Cronica de España, Libro de los Juegos, Las Siete Partidas, Fuero Real, Libros del Saber de Astronomia, entre outras.

Cortesia de Projecto Vercial/JDACT

sexta-feira, 2 de abril de 2010

Centro Cultural de Belém: Programação para o 2º Trimestre

Neste trimestre, aliás, a consulta não podia ser mais fácil, dada a natural proeminência que adquire o programa do festival Dias da Música em Belém, agora na sua quarta edição, dedicada às Paixões da Alma. Do amor ao ciúme, da admiração ao desprezo, da generosidade à inveja, mais de 70 concertos proporcionam uma visão da música ocidental articulada em torno deste núcleo conceptual, tomado de empréstimo a Descartes, que o teorizou em 1649, no seu Tratado das Paixões.
Numa edição que assinala a estreia da Orquestra Sinfónica Metropolitana como orquestra residente do festival, e que acolhe agrupamentos como a Orquestra Sinfónica Portuguesa, o Coro das Astúrias, o Coro Lisboa Cantat, o Retrospect Ensemble (ex-King’s Consort), La Fenice, I Faggiolini, Atalanta Fugiens e a Orquestra de Câmara Portuguesa, os concertos de abertura e de fecho balizam o arco das paixões que aqui se celebram: uma oratória de Handel, L’Allegro, il Penseroso ed il Moderato, e a Nona Sinfonia de Beethoven serão dois dos momentos mais altos do programa.

A Dança estará em grande destaque neste trimestre, com a apresentação de Orfeu e Eurídice, coreografia de Marie Chouinard, de uma nova coreografia de Lia Rodrigues (com Leonor Keil e Amélia Bentes), ambos em Abril, da terceira produção com que Rui Horta encerra a sua residência como Artista Associado da Temporada do CCB, e da apresentação de Thomas Hauert, no âmbito do Festival Alkantara. Mas um dos pontos mais altos da temporada será a apresentação, em produção do CCB, da coreografia criada por Olga Roriz para A Sagração da Primavera, de Igor Stravinsky, em espectáculos que terão a participação da Orquestra Sinfónica Metropolitana (Maio/Junho).

Junho será um mês de muitas músicas no CCB. A Carta Branca dada a Fausto promete ser um momento inesquecível na carreira do cantor, enquanto o ciclo De Bach a Kurtág, com oito concertos ao longo de quatro dias, constitui uma experiência inovadora de colaboração entre alguns dos agrupamentos em residência no CCB. Concertos da OSP, da OML e do Schostakovich Ensemble, e o regresso do Jazz às quintas-feiras, prometem animar as noites quentes do início do Verão. Uma tradição do CCB.
Cortesia CCBelém/JDACT

quarta-feira, 17 de março de 2010

Dia Mundial da Poesia: Na defesa da diversidade linguística

A 21 de Março comemora-se o Dia Mundial da Poesia, dia proclamado pela UNESCO, com o objectivo da defesa da diversidade linguística.
Pelo terceiro ano consecutivo e numa iniciativa conjunta do Plano Nacional da Leitura (Ministério da Educação, Ministério da Cultura e Ministério dos Assuntos Parlamentares) e do Centro Cultural de Belém, comemora-se no dia 21 de Março o Dia Mundial da Poesia. Um programa intenso, ao longo do dia, que se inicia, a partir das 11 horas, com a Feira do Livro de Poesia; o indispensável espaço para os espontâneos Diga lá um Poema; e um conjunto de oficinas e actividades que a Fábrica das Artes organiza para todas as idades.

O Dia Mundial da Poesia acolhe um concerto inserido no ciclo de Concertos à Conversa «Jogos Fantásticos» que irá decorrer no CCB até Abril. Será feita uma visita a uma das obras de António Pinho Vargas, Nove Canções de Ramos Rosa, na qual o compositor «joga» com os sons da voz e do piano, tratando musicalmente os versos do poeta. A conversa incidirá particularmente sobre este trabalho e contará com a participação do próprio compositor.
A Festa do Silêncio
Escuto na palavra a festa do silêncio.
Tudo está no seu sítio. As aparências apagaram-se.
As coisas vacilam tão próximas de si mesmas.
Concentram-se, dilatam-se as ondas silenciosas.
É o vazio ou o cimo? É um pomar de espuma.
Uma criança brinca nas dunas, o tempo acaricia,
o ar prolonga. A brancura é o caminho.
Surpresa e não surpresa: a simples respiração.
Relações, variações, nada mais. Nada se cria.
Vamos e vimos. Algo inunda, incendeia, recomeça.
Nada é inacessível no silêncio ou no poema.
É aqui a abóbada transparente, o vento principia.
No centro do dia há uma fonte de água clara.
Se digo árvore a árvore em mim respira.
Vivo na delícia nua da inocência aberta.
António Ramos Rosa, in «Volante Verde»
JDACT/CCB 

terça-feira, 16 de março de 2010

Poesia Medieval: O início da palavra SAUDADE

Na Galiza e entre Douro e Minho, floresceu uma poesia, escrita em galaico-português. Desde os começos da nacionalidade (século XII) até, pelo menos, à morte de D. Dinis (1325) cantigas de amigo, cantigas de amor e cantigas de escárnio e mal dizer, constituem prova da vitalidade da poesia galaico portuguesa.
Há quem estabeleça uma cronologia da poesia galaico-portuguesa, dividindo-a por períodos e designando-as pelos nomes dos reis trovadores ou protectores de trovadores que a cultivaram ou protegeram. Assim, teria havido um período pré-afonsino até 1245; o período afonsino de 1245 a 1284; o dionisíaco – de D. Dinis - fixar-se-ia pelos anos de 1300. 
Cantigas de amor, de amigo e de escárneo e mal dizer são classificações que decorrem de as primeiras tratarem dos males de amor, sendo uma característica das cantigas de amigo. O fingirem que são lidos por uma mulher, que lamenta a ausência do amigo, conta como o amigo partiu e não dá notícias, etc. As cantigas de escárneo e mal dizer são composições satíricas, em que, com maior ou menor violência, se atacam pessoas, se criticam acontecimentos. As cantigas de amor quer pelos temas abordados, quer pela estrutura, parece estarem próximas e ter recebido acentuadas influências da chamada lírica trovadoresca provençal. Há uma série de elementos, como os louvores e exaltação da mulher, misticamente reverenciada, a obrigação de guardar segredo da paixão, certas regras da arte de servir e amar sua dama, que justificam o parentesco entre as cantigas de amor provençais e as cantigas de amor galaico-portuguesas.

A ironia de D. Dinis que «à maneira de proençal» declara querer fazer um cantar de amor e, com intenção de crítica, censura certas regras do trovar provençalesco.
Qual é a originalidade da nossa poesia trovadoresca? A resposta não é fácil. A nossa poesia trovadoresca tem, sobretudo, nas cantigas de amigo, um frescor e uma qualidade que levou já alguns especialistas a serem os defensores da originalidade desta poesia. Disse-se já que a saudade é portuguesa. D. Duarte no seu Leal Conselheiro, Duarte Nunes de Lião, D. Francisco Manuel de Melo e tantos outros procuraram na saudade, de certo modo, a definição do ser português. Nesta perspectiva, a originalidade da nossa poesia trovadoresca, estaria na obcessão da saudade, nascida do amor e da ausência. Quase não há cantiga de amigo que o não seja de saudade.
Que soidade de mha senhor ei,
quando me nembra d’ela qual a vi
e que me nembra que bem a oí
falar, e, por quant ben d’ela sei,
rogu’eu a Deus, que end’ á o poder,
que mha leixe, se lhi prouguer, ver
(D. Dinis)

JDACT/escoladeescritores.blogs.sapo.pt/